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Artificial intelligence and digital sovereignty: France and Australia facing the same challenge

8 April 2026 by
Artificial intelligence and digital sovereignty: France and Australia facing the same challenge
Confluence Pacific


The question that does not go away


Une question revient dans les discussions sur l'intelligence artificielle, discrète mais persistante : à qui appartiennent les données que ces systèmes traitent, et qui fixe les règles du jeu ? Elle s'était d'abord posée sous l'angle de la transparence algorithmique : pourquoi l'IA doit être traçable, étiquetée, identifiable, comme on exige de savoir d'où vient un Champagne ou un Roquefort. (Une réflexion développée ici.)

On 23 March 2026, the Albanese government, re-elected in May 2025 with a historic majority, published a national framework on data centres and AI infrastructure. The question has changed scale. Not justhowto regulate. Butin the name of what.


What Australia has just signalled


Le document s'intitule Expectations of data centres and AI infrastructure developers. Il ne crée pas de nouvelles obligations légales. Ce point est capital, et les juristes l'ont immédiatement relevé. Le cadre définit cinq attentes : priorité à l'intérêt national, soutien à la transition énergétique, usage responsable de l'eau, investissement dans les compétences australiennes, renforcement de l'innovation locale.

En contrepartie, le gouvernement s'engage à prioriser, dans les procédures réglementaires, les projets qui s'y conforment. La social license, en Australie, ne s'achète pas. Elle se démontre. C'est une logique de gouvernance par l'incitation, pas par la contrainte. Souple dans la forme. Ferme dans le signal. Entre 85 et 135 milliards de dollars australiens d'investissements en centres de données sont attendus dans la prochaine décennie. Le contexte donne du poids au geste.


The French mirror


It must be noted that Australia is not doing something radically new here. France has been doing it for several years, with other instruments. TheCloud Doctrineof 2021conditions access to sensitive state data on strict sovereignty criteria, notably immunity from foreign extraterritorial laws: a direct response to theAmerican CLOUD Act.The European Union has adopted theAI Act, the world's first binding legal framework on artificial intelligence. AndMistral AIwas born, largely from the conviction that an industrial economy cannot entrust its cognitive infrastructure to actors subject to foreign jurisdiction.

These three decisions stem from the same logic: digital infrastructure is a matter of public interest. This vocabulary deserves attention.Public interestfrom the French side.National interestAustralian side. The words are not identical. The question they pose, however.


A cooperation already in motion


La dynamique existe, même si elle reste peu visible. En février 2025, à la résidence du Consul Général de France à Sydney, le Service Économique Régional de Canberra réunissait experts et entreprises des deux pays autour de la gouvernance de l'IA, avec le soutien de FrenchTech Australia. Les discussions ont explicitement porté sur la souveraineté numérique, la cybersécurité et le rôle des politiques publiques. L'événement précédait de quelques jours le Sommet pour l'action sur l'IA de Paris, qui a réuni plus d'une centaine de pays les 10 et 11 février 2025.

Sur le plan institutionnel, le FACET, Centre franco-australien pour la transition énergétique co-financé par les deux gouvernements à hauteur d'un million d'euros et d'un million de dollars australiens par an jusqu'en 2027, inclut déjà des projets d'IA appliquée aux systèmes énergétiques complexes, conduits en partenariat entre le CEA, le CSIRO et Swinburne University. 

Since December 2025, France has had a dedicated ambassador for digital technology and artificial intelligence: Clara Chappaz, who held this portfolio in the government until autumn 2025, has been appointed to this role at the Quai d'Orsay. Her mission covers international technology diplomacy. The conversation can take place.


What remains to be built


Data sovereignty and the governance of AI computing centres have not yet been the subject of a structured bilateral dialogue between Paris and Canberra on this specific issue. The two countries are progressing in parallel, with distinct regulatory traditions and ecosystems that still intersect too little.

What the Australian framework of 23 March makes visible is that there is common ground: two democracies of comparable size, facing the same concentration of digital power among a few private actors subject to third-party jurisdictions, both asserting that AI infrastructure must be accountable to the community. 

La question mérite d'être posée. Une coopération structurée sur la souveraineté numérique entre la France et l'Australie est-elle à portée ? Les instruments existent. Les interlocuteurs aussi. In fine, c'est rarement sur les déclarations d'intention que les partenariats se construisent.Start writing here... 

Artificial intelligence and digital sovereignty: France and Australia facing the same challenge
Confluence Pacific 8 April 2026
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